LA PROTECTION DES ESPACES EN DROIT DE L’ENVIRONNEMENT ET DU TERRITOIRE,


THEME VII : LA PROTECTION DES ESPACES
Introduction : Les sources du droit international
Il existe en droit international des traité et des conventions qui incitent les états signataires a protéger certains éléments  remarquables du patrimoine naturel. On peut citer :
Deux conventions de l’UNESCO
-           La convention de l’UNESCO MAB l’homme et la biosphère (année 80) qui incite les états a protéger certains réserves naturelles et des sites particulièrement intéressants avec plusieurs objectifs (protection du milieu naturel, objectif éducatif et de rechercher scientifique ; objectif de développement durable, ie encourager le développement d’une économie fondé sur le caractère remarquable de ces sites)
En France on a 10 réserves de biosphère : Camargue, Lubéron Cévennes
-          Convention sur le patrimoine mondial de L’UNESCO : elle assez connu en matière de patrimoine historique (quartier de Lyon, mont st Michel) elle prend en compte aussi le patrimoine naturel). ex statut de bouda détruites par le gouvernement en place au Pakistan.
L’idée est qu’il y a des éléments qui sont inestimables et que les pays qui ont sur leurs territoires ces monuments doivent a tout prix les protéger si besoin avec l’aides de la communauté internationale.
Ex : Temple d’Abou-Simbel en Egypte 
-          convention de RAMSAR (ville d’Iran) du 2 fev 1971 : sur les zones humides d’importances internationales
Ex : marécage ; de tout temps les hommes ont évité ces zones et ont tentés de les assécher car cela amène des insectes. La convention reconnait l’importance de ces zones pour les bios diversités. Ces zones sont aussi des lieux de reproduction pour les oiseaux migrateurs.
Convention tente de lutter contre le phénomène de la disparition de ces zones en demandant aux états de protéger ces espaces.
Tous les pays signataires devaient désigner sur leurs territoires certaines zones humides qu’ils s’engagent  de protéger.
-          Convention de l’UNEP ou PNUE (programme des NU pour l’environnement)  Conventions sur les mers régionales : les NU ont incités les pays qui se situaient sur les rives de certaines mers a signer des conventions régionales entre eux pour limiter la pollution de ces mers et protéger le milieu naturel.
-          Ex mer baltique, mer noire, mer méditerranée (Convention de Barcelone de 1976 signé par tous les pays riverains de la méditerranée qui a permis de signer certains protocoles).
PARTIE PRELIMINAIRE : LES MESURES COMMUNAUTAIRES
I.                    Les programmes LIFE
Ils permettent du financement européen pour des opérations de protection de l’environnement et notamment de conservation de la nature.
Cela permet de financer soit des études sur l’existence d’espèces protégées, soit l’achat de terrains pour les protégés, soit la restauration d’espèces sauvages, soit des opérations d’information et sensibilisation du public en faveur de l’environnement.
II.                  La directive OISEAUX de 1979
Cette directive impose aux états membres de protéger les espèces migratrices. Il y a une liste d’oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire européen avec des mesures de protection différentes selon que l’espèce est menacée ou abondante.
Elle demande aux états non seulement de prendre des mesures de protection de certains oiseaux mais aussi de protéger les biotopes (lieu de vie) de ces oiseaux.
La France a appliqué de façon tardive cette directive et a été condamné en 2000.
III.                La directive HABITATS natura 2000 de 1992
Elle demande aux états membres de protéger et de conserver les habitats naturels des espèces de faunes et flores sauvages qui sont protégés sur le territoire européen. Il faut mettre en place d’abord des inventaires de ces habitats et ensuite des mesures de protection pour éviter la destruction de ces habitats.
Cette directive a été transposée par une ordonnance en 2001. Cela est inscrit aux art L 414-1 a 7 du code de l’environnement.
Il a fallu délimiter une liste de site des espèces remarquables et des habitats de ces espèces à la commission européenne. Cette dernière évalue s’il y a suffisamment de sites.
Le problème est que la France disposait déjà des inventaires de terrain, mais la France a voulu faire une procédure de concertation avec les acteurs locaux. Cela a été une catastrophe. il y a eu une levée de bouclier des représentants des chasseurs relayé par les agriculteurs. Du coup les élus locaux ont refusé.
Les listes du Muséum d’Histoire naturelle a été divisé par 2 car beaucoup d’acteurs locaux s’y sont opposés.
La liste envoyée à la commission européenne était restreinte et la commission l’a renvoyé. Cela a entrainé a la condamnation de la France en 2000. Si la France ne transmettait pas une liste sérieuse la commission cessera de verser toutes les subventions européennes.
Ainsi en 2002, il y eu l’envoi d’une liste à peu prés présentable à la Commission Européenne.
La liste des sites a été en soi un problème. On a des retours depuis 2002 et la commission européenne qui a acceptées des listes de sites.
Une fois qu’un site est inscrit à l’inventaire on doit y mettre en place des mesures de protection et de gestion du site ie organiser une gestion qui permette de garantir la pérennité des espèces présentes sur le site.
Cette partie d’élaboration de la gestion se fait par des documents d’objectifs qui sont établis entre le préfet du département, les exploitants du site, les propriétaires des terrains, les CL et les associations de protection de l’environnement.
On a à ce niveau une concertation importante sur les mesures de gestion qui peuvent être imposées.
Une fois ce document d’objectif défini, on passe à la dernière phase, ie le contrat de gestion : le préfet signe avec l’usager et la propriétaire du site un contrat de gestion qui définit précisément ce qui est préconisé comme type d’activité, ce qui est interdit. Il est possible d’obtenir des fonds européen pour rémunérer la gestion de ces sites et les mesures protection prisent par les usagers.
Lorsque des projets d’aménagement ou de travaux doivent être menés sur un site natura 2000, ils doivent faire l’objet d’une évaluation d’incidence pour savoir quels impacts les travaux risquent d’avoir.
PARTIE I : Les instruments de connaissance des milieux 
 L’inventaire des ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique.)
Il s’agit du répertoire en France de tous les sites qui ont un intérêt :
-          soit car on a sur des sites des faunes et flores protégés ZNIEFF de type 1
-          soit car il y a de grands écosystème et ensemble naturel qui représente une cohérence écologique  ZNIEFF de type 2
Ces ZNIEF servent à connaitre sur le territoire ou sont les espèces protégés et les grands ensembles (20% du territoire national).
Ces SNIEFF n’ont qu’une valeur indicative d’inventaire, mais il n’y avait aucune valeur juridique. De plus en plus la jurisprudence sanctionne le fait de ne pas prendre en compte l’existence d’une ZNIEFF dans un projet d’aménagement.
I.                    Les instruments de protection forte
Il va s’agir des régimes juridiques qui permettent de protéger un territoire naturel et d’essayer de le conserver à l’état naturel et de l’affecter le moins possible.
  1. Les réserves naturelles
Leur régime juridique est prévu aux art L 332-1 a 24 du code de l’environnement et leur fonctionnement a été modifié en 2005. Il y a actuellement 2 types de réserve naturelle en France
a)      Les réserves naturelles nationales
Elles sont créées par un décret de classement ministériel qui institue une réserve ie la protection d’un certain nombre de terrains avec un grand nombre d’interdictions qui ont valeur de servitude sur ces terrains.
Essentiellement il s’agit d’interdiction de chasser, de pêcher, de détruire les nids ou les plantes protégées dans la réserve, de circuler en véhicule a moteur, et de travaux public ou privé, de dépôt de matériaux.
Il s’agit de soustraire l’endroit des risques de modification par l’homme.
Il y a une enquête publique préalable                                                              
Ces réserves naturelles nationales sont ensuite gardées
b)      Les réserves naturelles régionales
Elles sont crées à l’incitative des régions ; elles ont été instituées en 2002. Ces sont désormais des conseils régionaux qui peuvent instituer des réserves sur certains sites.
Le conseil régional adopte la délimitation de ces réserves et fixe les interdictions
  1. Les parcs nationaux
Il existe aujourd’hui 10 parcs nationaux en France. (Guyane 2007, Guadeloupe, Réunion).
Les parcs nationaux étaient jusqu’en 2006 eux aussi un instrument très fort de protection. Mais en 2006 loi 14 avril le régime des parcs nationaux a été modifié il y a eu un décret d’application du 2 mai 2007. Ces deux textes ont très profondément changé la philosophie du fonctionnement de ces parcs, on se demande si dans l’avenir les parcs nationaux seront toujours aussi bien protégés.
Il y a deux éléments importants
-          Les parcs nationaux qui étaient créés par un décret ministériel : les interdictions étaient prévues par ce décret. La décentralisation en 1982, a entraîné que les élus locaux ont réclamés de reprendre du pouvoir. 
Désormais se seront les collectivités locales qui géreront le parc national à travers un syndicat mixte. Ces collectivités locales géreront le parc grâce a une charte et c’est la charte qui définira ce qui est interdit et autorisé dans le parc.
La charte est un instrument contractuel entre les communes présentes dans le domaine du parc et l’Etat. Elle pourra être librement négociée entre les collectivités locales et l’Etat.
On s’attend à ce que le contenu des chartes soit sérieusement renégocié dans l’avenir.
-          Dans la loi il est inscrit que dans la zone « cœur du parc » il n’y aura plus de protection forte mais seulement une exigence de développement durable.
On a considéré que la protection applicable aux parcs était trop forte et que cela freinait la création de nouveaux parcs.
  1. Acquisition foncière de protection des espaces
Il s’agit d’acquérir des terrains pour les protéger et les conserver dans leur état naturel. Il y a trois types d’acquisition foncière :
a)      Espaces naturels sensibles du département
Il s’agit de la possibilité pour le conseil général d’acquérir des terrains remarquables avec un double objectif :
-          La protection du terrain
-          Son ouverture au public
On est davantage dans un espace naturel récréatif. Ils sont situés à proximités d’agglomérations (chemins de randonné….) ex : le Massif de l’Arbois,
Les conseils généraux peuvent instituer une taxe départementale des espaces naturels sensibles qui pèse sur toutes les constructions.  Ces terrains sont acquis soit a l’amiable, soit par préemption par le conseil général.
b)      Le conservatoire du littoral
Cf Site internet
Le Conservatoire du Littoral a été institué pour protéger les espaces naturels des rivages de la mer et des grand lacs.
L’objectif est d’acquérir des terrains pour empêcher l’urbanisation et ouvrir les terrains au public et de les soustraire à l’urbanisation, il peut acquérir soit a l’amiable en négociant directement avec des propriétaires, ou bien par préemption, ou encore par expropriation.
L’intérêt de cette acquisition est qu’une fois acquis par le Conservatoire, ces terrains sont inaliénables, ils ne peuvent plus être revendus.
C’est donc une protection forte a très long terme.
Actuellement le conservatoire du littoral a acquis 73 000  hectare sur le littoral français.
c)       Les acquisitions par des associations
Il s’agit d’association de droit privé loi 1901 qui vont acquérir des terrains pour les conserver et les protéger dans leurs états naturels :
-          Il y a les conservatoires régionaux d’espaces naturels Il y en a 21 : il s’agit ici d’acquérir a l’amiable uniquement des terrains.
-          Il y a les fondations qui sont des types de structures qui permettent d’affecter un terrain ou un immeuble a un objectif donné.
II.                  Les outils de développement durable
Ce sont des dispositifs qui permettent non plus de faire de la protection mais qui essaye de concilier la protection d’un écosystème ou de site qui on un caractère partiellement naturel avec les activités humaines (urbaines, agricoles, commerciale, touristiques).
On a essentiellement 4 grands types d’outils de développement durable
  1. Les arrêts de biotopes art R 211-12 du code de l’environnement :
Ce sont des lieux vie. Ce sont des arrêtés préfectoraux qui permettent  de protéger certains éléments naturels. Cela permet une grande marge de manœuvre au préfet, il n’y a pas de procédure lourde. Cela permet :
-          soit de classer en biotope un certains nombre de terrains avec l’accord des propriétaires.
Ex : certaines prairies
-          soit une interdiction générale sur le département : interdiction d’arracher des haies
  1. Les parcs naturels régionaux
La création se fait à l’initiative de la Région. L’idée est d’avoir une indentification d’un territoire qui soit cohérent du point de vue culturel et paysagé.
Il y a 42 parcs régionaux en France
Cette procédure existe depuis 1967 Il sert plutôt a revitaliser certains territoire ruraux, en leur gardant certaines caractéristiques, en protégeant la typicité du paysage ; Il y a eu la volonté de reconnaitre des terroirs locaux particuliers.
Mais en même temps il s’agit d’initier un développement économique durable lié aux caractéristiques particulières.
Cela a assez bien fonctionné, c’est un label assez recherché par les territoires ruraux, car cela permet de reconnaitre les parcs naturels régionaux.
Le logo peut servir à donner aux villages un cachet touristique supplémentaire et de les valoriser
  1. La loi Montagne et la loi Littoral
Ces deux textes ont été adoptés en 1985 et 1986, ils ont été adoptés au moment des fêtes de noël.
Ces deux textes prévoient de maîtriser l’urbanisation dans les zones de montagne et les zones du littoral.
Pour la loi du littoral ; Il faut trouver un équilibre entre l’urbanisation en pleine évolution et la protection des espaces les plus proches des espaces littoraux. Il y a une urbanisation limité au delà, il y a également une protection des espaces remarquables du littoral
La loi montagne lutte contre « le mitage »  c’est le fait de construire de petites maisons isolée.
Cela coûte cher aux collectivités territoriales, il faut regrouper l’urbanisation autour des communes existantes.
Ces deux lois ont donné lieu à un contentieux phénoménal, car les termes pouvaient être interprétés de manière différente.Ainsi beaucoup d’opérations immobilières ont été annulé par les tribunaux administratifs et les grosses opérations immobilières annulées donnaient lieu à un amendement de circonstance qui légalise la pratique jugée illégale.
On a modifié la loi.
Il y a la volonté dans les deux cas des élus locaux de liquider ces deux textes. Il y a deux associations d’élus locaux qui se sont formés qui ont pour objectif de faire liquider ces deux lois. Au fur et à mesure les amendements votés vident ces lois de tout intérêt.
 Annexe : La méthode adoptée aux États-Unis sur l'environnement est très différente de celle des Européens continentaux :
L'environnement est considéré comme un droit mou (en:soft law), c’est-à-dire que les normes n'y ont pas une vraie force obligatoire.
On laisse donc les citoyens réfléchir et/ou agir par eux-mêmes.
En pratique, cela signifie que le droit fixe des objectifs à respecter et donne peu de normes aux moyens pour y parvenir.

Ainsi, la liberté d'action, essentielle aux États-Unis, est conservée à condition que l'objectif soit respecté.

Si un parti n'est pas d'accord sur la méthode qu'utilise un autre sur le respect d'un objectif donné il peut le poursuivre devant les tribunaux. La décision fait ensuite jurisprudence, selon le principe anglo-saxon du précédent. Ceci explique l'ardeur des organisations non-gouvernementales (ONG) ou des regroupements de citoyens à poursuivre des entreprises dans le but de créer un précédent et, par la même occasion, leur faire payer de très grosses sommes de dommages et intérêts afin de décourager les contrevenants.

Comme sur d'autres sujets, des réseaux d'influence et des lobbies se constituent, appuyés par des ONG, et étendent leurs ramifications jusqu'en Europe.

Une fois le sujet environnemental débroussaillé, les Américains définissent des systèmes de normalisation (ISO 14001 sur le management environnemental, future ISO 26000 sur la responsabilité sociale des entreprises...), qu'ils souhaitent imposer comme une norme internationale. Les méthodes de partage de l'information sont stratégiques dans ce processus.

Ensuite viennent les lois (acts), qui peuvent être différentes au niveau fédéral et au niveau des États.
On ne trouve pas aux États-Unis l'équivalent du code de l'environnement français.
En revanche, les questions d'environnement sont abordées d'une façon totalement transversale par des indicateurs de gouvernance d'entreprise : on ne réduit pas le problème à quelques gaz à effet de serre, mais on cherche à structurer des référentiels à partir de plus d'une centaine d'indicateurs se répartissant entre l'environnement, le social, l'économique, et la gouvernance, dans la responsabilité sociale des entreprises.

Les informations environnementales sont gérées dans des registres gouvernementaux d'une façon telle qu'elles peuvent être croisées avec des informations à caractère juridique également gérées dans des registres gouvernementaux.


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