THEME V : AGRICULTURE ET
SANTE
En matière de pollution agricole en
France la question se pose car depuis l’après guerre, on a eu un développement
agricole dans les pays européen qui a été poussé par la PAC mise en place dans l’année
50 avec deux objectifs majeurs :
-
1er objectif :
augmenter la production agricole : car on sortait de la guerre, il y avait
eu des restrictions alimentaires on entrer aussi dans la période du Baby boum.
Il fallait intensifier la production ie produire plus sur le même espace,
augmenter les rendements a l’hectare. Il a fallu améliorer les méthodes agricoles
et en rajoutant des engrais naturels et chimiques et des produits
phytosanitaire pour la santé des plantes pour éliminer toutes les espèces dont
on veut se débarrasser (mauvaise herbes, prédateurs, parasites, champignons.)
-
2° objectif : Libérer de
la main d’œuvre pour développer l’industrialisation de l’Europe. Il faut
mécaniser l’agriculture pour intensifier
la production par tête de travailleurs.
Les objectifs ont été bien
atteints : La France est aujourd’hui le 2° exportateur mondial de produit
agricole derrière les USA. Au bout de quelques années, on commence à assister à
des effets pervers de cette réussite :
-
L’apparition de surproduction sur certains produits, il y a des
problème de stockage et on commence a imaginer une baisse des productions. L’Europe
commence a mettre en place des quotas sur certaines productions. Il s’agit de
la viande, le lait et les vins de tables.
-
Le problème des pollutions de l’environnement et de la moindre
qualité des produits ; 1975-80.
Il y a des pollutions par les nitrates
et par les produits phytosanitaires.
Concernant la perte de qualité,
il y a : Une perte de diversité des
produits agricoles. Pour obtenir de forts rendements il y a des productions
d’espèces très productives.
-
L’exode rural : dans les années 70-80 dans certaines régions
rurales, il y a désertification. Il a
des villages abandonnés, des régions qui se dépeuplent, parallèlement il y a
une croissance urbaine importante.
Avec la réforme de al PAC ont va
tenter de favoriser la pluriactivité des agriculteurs, et la notion d’entretien
de l’espace par les agriculteurs.
PARTIE I : La pollution
par les nitrates
Les nitrates sont une molécule
que l’on va retrouver dans l’eau du milieu naturel. Les nitrates sont dus à la décomposition d’une autre molécule l’azote. L’agriculteur
répand de l’azote sur son terrain sous forme d’engrais. S’il y en a trop, il
restera une quantité d’azote qui ne sera pas utilisée par la plante qui va se
décomposer en nitrates qui vont être entrainés par l’eau soit dans les rivières
jusqu’a la mer, soit dans les eaux souterraines.
Problème environnemental : Une fois dans les l’eau la présence
de nitrates va entrainer des phénomènes d’eutrophisation. Les nitrates vont entrainer
un sur développement des algues dans les eaux qui va commencer a modifier les
ruisseau, les rivières. Les algues si elles sont nombreuses vont consommer tous
l’oxygène dans l’eau, il n’y en a plus assez pour les autres espèces vivantes
de l’eau. Il y a donc mort des poissons.
On peut aller jusqu'à des
phénomènes de marée verte
avec une pullulation d’algues
Problème sanitaire : si on retrouve des nitrates dans l’eau
potables, il va y avoir des effets sur la santé car dans le corps humains ces nitrates se transforment en nitrites qui
ont un effet cancérigène notamment sur le foie. Ils ont également un
impact sur le système sanguin et peuvent a haute dose occasionner un problème
chez les bébés : la maladie bleu du nourrisson.
Les formes d’azote qui peuvent
occasionner tous ces problèmes sont :
-
Les engrais chimiques contenant de l’azote : mais sur cela ont
peut régler la quantité
-
L’azote provenant des
déchets animaux, multiplication des enlevages hors sol, (Bretagne) les déjections animales sont de l’engrais et
il y a beaucoup car il y a une grande concentration d’animaux.
- La directive européenne du 12 dec 1991
Elle arrive assez tard car les textes
se heurtent toujours à une volonté de ne pas prendre la profession agricole de
front. Il y a difficulté pour les politiques à imposer aux agriculteurs des règles.
De plus il
s’agit de pollutions diffuses.
La 1ère directive n’apparait
qu’en 1991 :
-
Elle fixe un objectif de qualité ie les eaux du milieu naturel ne
doivent pas contenir plus de 50 mg/l de nitrate. C’est le taux à ne pas
dépasser. L’objectif de qualité est 25 mg/l. Pour arriver à ce résultat, la
directive fixe une valeur d’émission ie la quantité d’azote a épandre par
hectare qui est fixé a 170 k d’azote / hectare /an.
Dans les zones ou on est en
dépassement de ces valeurs, la
directive oblige à mettre en place des programme de mesures obligatoires pour
les agriculteurs ainsi qu’un « code de bonne pratiques
agricoles ». Gestes techniques simple pour limiter la formation de
nitrates et aussi limiter l’érosion des sols.
- Les mesures d’application en France
1)
On a mis en place un
zonage
Il s’agit d’une
délimitation des zones ou l’eau est en dessous 40 mg/l et les zones qui sont au
dessus de 40-50 mg/l ou on est dans des zones vulnérables aux nitrates.
Ces zones vulnérables
représentent plus de la moitié de la surface agricole française. La France a
été une 1ère fois condamnée en 2004 par la CJCE pour mauvaise
délimitation des zones vulnérables aux nitrates. La France était partie sur une
démarche de concertation alors que cela n’était pas nécessaire.
2)
Le code de bonne pratique
agricole
Il a été mis en place en 1993.
3)
les programmes d’actions n’ont été mis
en place qu’en 1996 et ils ont été mis en application en déc. 1997. Ici aussi
il y a un retard pris dans l’application de ces mesures.
4)
Les programmes
d’accompagnement : c’est une spécificité française de mettre en place
des accompagnements financier plutôt que d’imposer.
On a mis en place le programme
d’accompagnement avant d’informer sur ce qui était obligatoire.
PMPOA : Il y a eu des programmes de financement :
les deux tiers du prix de la mise aux
normes étaient payé par des fonds public.
Il a été très critiqué, il a duré
jusqu’en 2000. D’abord il a couté très cher, les pouvoirs publics pensaient qu’il
y aurait peu d’éleveurs.
Il n’y a pas eu trop de résultats
et la Cours des comptes a fait deux rapports très critiques.
Elle a reproché le fait que l’on
finance l’application d’une réglementation obligatoire, de plus cela coutait
très cher.
De plus ce sont souvent les gros
élevages qui ont été aidés. Enfin la Cour des compte a trouvé qu’il y avait eu
des pratiques douteuses à l’occasion du PMPOA car lorsqu’un éleveur signé un
accord dans le cadre du PMPOA l’administration régularisait sa situation cela
signifie que des dépassements d’autorisation n’étaient pas sanctionnés au
contraire les dépassements ont étaient régularisé.
La PMPOA a été remplacé par une
nouveau programme PMPLEE il a été mis en place a partir de 2002 il a été très
surveillé par la commission européenne. Pour le moment il n’est pas trop
critiqué.
- Bilan de ces actions
La commission européenne a fait
le bilan de l’application de la directive. Il y a eu un retard énorme dans
pratiquement tous les pays européens ; La France est parmi les pays les
plus en retard.
Au niveau européen 40% des
rivières et 20% des nappes sous terraines sont contaminées.
La commission constate que dans
les régions ou ont réellement pris des mesures importantes (Danemark, länder
allemand, Alsace et l’Est de la France) les résultats sont une amélioration de
la situation dans les eaux.
En termes de contentieux :
-
Le contentieux communautaire : la France a été condamné
plusieurs fois en matière de nitrate ( 2001, 2004 pour l’identification des
zones sensibles , 2007 la commission a lancé un autre recours devant la CJCE
contrat la France en considérant que la région Bretagne est complètement
contaminée par les nitrates et qu’il n’y a pas eu d’amélioration. Les mesures
prises sont insuffisantes
-
La contentieux interne : ils pourraient être utilisés dans
d’autres domaine ; ce sont en général des contentieux menés en Bretagne
par des abonnées du service d’eau potable et pour lesquels l’eau distribué
étant souvent en dépassement des normes il
n’est pas possible de consommer cette eau. Ils doivent acheter des bouteilles d’eau minérale. Certains
abonnés réagissent.
Abonné du réseau d’eau de Guingan
qui ont demandé en 1995 à la lyonnaise
des eaux de leurs rembourser le montant des bouteilles d’eau minéral pendant
deux ans.
Le tribunal de Guingan donne
raison aux consommateurs d’eau cela correspondait 250 000 francs. La
compagnie rembourse l’eau mais fait un recours contre l’Etat, en essayant de
faire reconnaitre la responsabilité de l’état.
Le jugement du TA de Renne qui condamne l’Etat le 2 mai 2001 et qui
reconnait la responsabilité de l’état pour la mauvaise qualité de l’eau avec
deux fautes reconnues a l’état :
-
Le retard fautif dans la
transcription de la directive
-
La carence de l’état dans
l’exercice de ses pouvoirs de police à l’égard des élevages agricoles « tant
dans l’instruction des dossiers que dans les contrôles des installations »
cela signifie que l’état a autorisé trop d’élevage, et il n’y a pas eu assez de
contrôle.
L’état a été condamné à
rembourser les bouteilles d’eau minérale plus 500 000 frs au titre du
préjudice morale de l’atteinte à l’image du distributeur.
PARTIE II : Les
pollutions par les phytosanitaires
Ce sont des biocides :
ils ont pour but de tuer des organismes vivants. Ce sont des poisons. Le
problème est celui de l’exposition des pollutions à des faibles doses pendant longtemps.
Etudes de la MSA :la mutualité sociale agricole
s’interroge sur l’augmentation de certains cancers sur les agriculteurs et
notamment de cancers rares dans le reste de la population (cancer vessie,
stérilité masculine, parkinson).
Certians produits sont donc
dangereux pour l’agriculteur et pour les consommateurs a travers les produits.
Le droit est assez bien élaboré
concernant la mise sur le marché des produits phytosanitaire mais se pose le
problème du contrôle de l’utilisation de ces phytosanitaires par les
agriculteurs eux même.
- Les autorisations de mise sur le
marché
1)
La directive du 15 juillet 1991
Elle met en place le système
européen de l’homologation des phytosanitaires ; elle construit a partir
de 91 toute une procédure qui ne s’applique que pour els nouveaux produits mis
sur le marché après 1091.
La procédure est en deux
temps :
-
Dans un 1er temps : toute nouvelle molécule doit
être évaluée (étude de la toxicité et d’éco toxicité) par le laboratoire. ces
études sont soumises a un comité d’évaluation ie un comité d’expert européen
qui ne refait pas les études qui regardent comment elles ont été faites.
Ces études durent deux ans. Si le
comité d’expert donne un avis favorable la molécule va être inscrite sur la
liste européenne des substances autorisée, on détermine els limites maximales
de résidus sur les produits alimentaires.
-
Dans un 2° temps : chaque pays dans lequel vont être utilisés
des phytosanitaires doit autoriser l’utilisation sur son territoire de produits
contenant ces molécules. Cela est original en droit européen car le principe
normalement est la libre circulation des produits dans le marché européen. Or
la on a une dérogation importante a ce principe car on a considéré que les
phytosanitaires devaient être contrôlé par chaque états.
Le fabricant va refaire une étude
de toxicité de son produit, il y a une nouvelle évaluation par un comité au
niveau de chaque pays. Finalement l’autorisation est donnée par le ministre de
l’agriculture. Qui définit les précautions d’emplois qui doivent être inscrites
sur l’étiquette ie :
-
Quelle est la dose maximum à rependre sur un hectare ?
-
Quel est le temps d’attente entre le dernier traitement et la vente du
produit agricole ?
-
Quelles sont les précautions d’emploi pour l’agriculteur ?
2)
La révision de la
directive à partir de 2002
Toute la procédure d’évaluation
portait sur les produits mis sur le marché après 91. Mais il y avait déjà dans
le commerce des produits actifs qui n’avaient pas été évalués. Les fabricants
de ces anciennes molécules savaient que s’ils voulaient continuer à les
utiliser après 2002 il fallait fournir des études de toxicité sur ces anciennes
molécules. Cela leur a été demandé. Entre 2002 et 2004 plus de 50% des
molécules sur le marché ont été interdites, soit car les fabricants ne
voulaient pas de lancer sur des études de toxicités, soit car ils ont commencé
les études et se sont rendus comptes que la toxicité était forte. Soit après
évaluation des études les produits ont continués à être utilisés.
Cela rappel ce qui se passe pour
l’ensemble des produits chimiques avec la programme RITCH.
- Les règles d’utilisation
Les vendeurs de phytosanitaire
doivent désormais être agrées pour être formé à la connaissance des risques de
ces phytosanitaire et a l’explication de ces risques envers les utilisateurs
que ce soit pour la vente aux agriculteurs ou aux particuliers.
Un projet de directive européenne est actuellement
en cours de discussion a l’UE, elle sera une directive cadre sur l’utilisation
durable des pesticides. Cette directive vise a réduire l’utilisation du nombre
de pesticides 25% en 5 ans 50% en 10 ans, il y aurait le principe de
substitution et également une disposition sur l’interdiction de la
pulvérisation aérienne des pesticides.
Dans le grenelle de
l’environnement il a été annoncé au niveau français une réduction de l’utilisation
des pesticides.
- La surveillance des impacts sur
l’environnement et la santé
Cette surveillance se fait
d’autant plus que depuis 2001 a été crée en France un observatoire national des
pesticides qui est chargé de vérifier la présence des pesticides dans
l’environnement et notamment dans les eaux (surface ou souterraines) et
d’alerter les pouvoirs publics ou l’AFSA ou l’AFSET en cas de trop grande
quantité.
Il surveille :
-
Les résidus de pesticides sur
les produits alimentaires : les contrôles sont faits par la DGCCRF,
elle fait des contrôles aléatoires. Les dépassements de normes ne sont pas
statistiquement énormes 4% des aliments analysés dépassent les normes.
-
La rémanence dans l’environnement : le fait que l’on retrouve
ces pesticides des mois ou des années après ; il y a eu quelques affaires
récentes. Affaire du clurdécon aux Antilles, affaire du phypronine dans les
produits phytosanitaires utilisés sur les tournesols qui ont été suspectés de
détruire les abeilles autours des champs ; Les deux pesticides ont été
retiré du marché. Les producteurs ont fait un recours contre le président et
vice président du syndicat français des apiculteurs pour dénigrement, ils ont
perdus.
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