La notion d’erreur sur le droit :
L’erreur
sur le droit est une méconnaissance des règles applicables du droit.
Cela amène à
préciser 2 choses :
A. Distinction entre
l’erreur sur le droit et l’erreur de fait :
2 sortes
d’erreur :
-
Erreur de fait :s’apparente plutôt à une cause de non
culpabilité. Ø d’infraction constituée car ø d’élément moral. On se trompe
sur le fait, ø le droit qu’on connait mais on ne savait pas qu’on commettait l’infraction.
Ex : on vole un
manteau sans le savoir = erreur de fait ø de droit car on sait que le vol
est interdit mais ø conscience de voler : on s’est trompé matériellement,
factuellement. Il n’y a pas vol même si on a pris un bien qui n’est pas le nôtre
= infraction matériellement constituée mais ø d’élément moral, d’intention.
-
Erreur de droit : on croyait que l’acte commis était légal or
il ne l’était ø.
Ex : grande
sculpture dans notre jardin : on pense que ø besoin de permis de
construire donc on ne le demande pas or il en faut un donc à si erreur de droit est retenue :
irresponsabilité pénale
Même résultat, mais
juridiquement c’est ≠ :
àErreur sur le droit = cause subjective d’irresponsabilité :
l’infraction existe, sans pour autant pouvoir être condamné
àErreur de fait => cause objective
d’irresponsabilité : infraction existe ø.
è
Ø
du tous les mêmes, sont très ≠ et ont un processus ≠.
Mais, en pratique,
le résultat est identique = ø de condamnation mais juridiquement, ce sont des
mécanismes très différents.
B. Précision sur le
droit objet de l’erreur :
Erreur sur le droit : mais qu’est ce qui pourrait faire l’objet de
l’erreur ?plusieurs cas de figure :
L’erreur peut porter
sur :
-
Un texte :ex :une
loi, une règle de droit, règlement (de nature pénale ou ø), : on peut se
tromper sur le sens d’une incrimination lorsqu’elle est très technique,
complexe, mal rédigé parfois.
-
La jurisprudence : parfois elle n’est pas d’une très
grande clarté.
Ex : salarié qui
photocopie des courriers adressés à son employé mais qui le concernent :
à Chambre sociale disait que même si provient
d’une infraction, la preuve ainsi obtenue est parfaitement recevable et permet
de contester par ex le licenciement.
à Chambre criminelle dit qu’obtenu au terme d’un
vol donc voleur doit être condamné donc pendant longtemps, il y a eu divergence
terrible entre les 2 chambres.
ð Cette jurisprudence pouvait être un cas
d’erreur sur le droit :
àArrêt de
2000 de la CA de Paris avait admis
l’erreur sur le droit.
àPuis, Cour de Cassation a rejeté l’erreur
sur le droit mais a dégagé un nouveau fait justificatif
= question se pose
ø, on a une raison de le faire en social et pénal.
-
Une décision : ex : divorce intervient et JAF rend une
ordonnance fixant les modalités de la résidence alternée des enfants : ø
clair : Cour de Cassation a rejeté l’erreur sur le droit aux motifs
que l’erreur n’était pas invincible puisqu’il était possible de demander aux
magistrats des explications sur le sens de sa décision. àQuand un magistrat ou une juridiction rend une
décision ø claire, il y a une possibilité de saisir à nouveau cette même
juridiction avec une requête en interprétation.
Cette décision ne répond ø totalement à la
question :Est-ce possible que l’erreur porte sur une décision de
justice ? Dans cette
affaire, NON mais une décision de justice = droit donc ce n’est pas totalement
exclut qu’un jour, l’erreur sur le droit porte sur le sens d’une décision de
justice d’autant que la requête en interprétation n’est pas toujours possible
=>Ex : ø de requête en
rectification (existe en matière judiciaire et civil) mais si doute sur le
sens d’une décision du Conseil constitutionnel, ø de requête en
interprétation possible devant le Conseil constitutionnel : l’erreur
sur le droit pourrait peut-être un jour porter sur une décision de justice mais
ø illustration aujourd'hui
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