4° point : la
patrimonialisation des contrats
De
nombreux contrats d’affaire sont aujourd’hui générateurs pour leurs titulaires
d’une véritable situation professionnelle. Ex : contrat de concession,
contrat de franchise, contrat d’agence, de portage.
Dans
tous ces cas, le contrat est souvent le
bien principal de l’entreprise.
Si le contrat est résilié ou n’est pas renouvelé,
l’entreprise est condamnée.
Il
existe des contrats qui sans être aussi essentiels sont nécessaires à l’activité économique ex : le bail, le contrat
de fourniture ou de maintenance informatique, le contrat de crédit.
Face
à l’importance de ces séries de contrats, le droit des affaires a pris en
considération l’éventuelle dépendance d’un contractant par rapport a l’autre.
Ainsi
il y a une considération de l’état de
dépendance économique d’un contractant sur l’autre. Cela se traduit par des
solutions convergentes et des points communs de tous les contrats
d’affaires :
-
Au stade pré-
contractuel :
Les contrats d’affaires imposent une information particulière du professionnel,
un conseil, une mise en garde et de plus en plus le législateur essaie de
formaliser cette information.
-
Sur le contenu du
contrat :
comme tous ces contrats sont économiquement importants pour les entreprises,
ils contiennent de nombreuses clauses qui permettent d’éviter les difficultés
d’exécution du contrat et une rupture trop brutale du contrat.
Ainsi
dans ces contrats, il y a des clauses de
conciliation, de médiation, de renégociation qui permettent de remodeler le
contrat dans le temps.
S’il
y a une obligation de renégociation, la jurisprudence exige que les parties
mettent tout en œuvre pour l’exécuter de bonne foi.
Certains
auteurs et décisions de juge du fond imposent une obligation de motivation en cas de rupture du contrat.
-
Sur la continuation
du contrat :
Il
y a la possibilité d’introduire des clauses
de suspension ; c’est une clause qui prévoit qu’en cas d’impossibilité
momentanée d’exécuter le contrat, pour un cas de force majeure, le contrat n’est
pas rompu mais simplement suspendu c'est-à-dire que l’exécution du contrat
devra reprendre lorsque l’impossibilité cessera.
Il
existe d’autres clauses dites d’avenir :
c’est les clauses qui prépare la poursuite de la relation contractuelle au delà
du terme initialement prévue, ce sont les clauses de tacite reconduction qui
permettent de faire partir un nouveau
contrat qui part a compté de la fin du 1er.
Les clauses de prorogation par contre
maintiennent le même contrat en en allongeant la durée initiale.
La loi sur les
procédures collectives
a prévu la possibilité pour les organes de la procédure d’exiger la
continuation d’un contrat, même lorsqu’il s’agit de contrats bancaires.
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