la question de
l’évolution de la vie des affaires
Le
droit des affaires évolue rapidement, il y a quatre constantes :
-
1er
constante : le morcellement des sources du droit
Il
y a des traités internationaux, la Constitution, les lois, les décrets, les
arrêts et circulaires.
Plus
les sources se multiplient, plus il existe un certain flou et sans vouloir mal
faire, certains principes de la hiérarchie des normes se trouvent déplacés.
On
parle donc plutôt de réseau de normes que de pyramide de norme.
-
2° constante :
L’internationalisation des enjeux et des acteurs
Le commerce est manifestement un
moyen pour les hommes de se rencontrer, d’échanger et de dépasser les frontières.
On parle et critique aujourd’hui beaucoup
le commerce du fait du développement de la mondialisation ou globalisation mais
il ne faut pas oublier les aspects positifs.
-
3° constante :
la révolution numérique et le développement des nouvelles technologies
Dès lors que l’information
circule mieux, les échanges augmentent, l’immatériel va progresser et apparait
une nouvelle économie fondée sur les nouvelles technologies
-
4° constante :
l’évolution des patrimoines
Au début du XIX on faisait une
distinction classique :
-
tout ce qui
était les immeubles relevait du civil
-
tout ce qui
était richesse mobilière relevait du commercial.
Aujourd’hui
c’est toujours vrai mais on constate une dématérialisation
des fortunes qui ne sont plus uniquement immobilières ou foncières.
Aujourd’hui
les vraies valeurs sont les propriétés intellectuelles et les valeurs mobilières
qui permettent de contrôler les sociétés commerciales (les marques, les actions).
Ces
4 constantes permettent un rapprochement
entre le droit civil et le droit commercial.
A
terme il y aura une intégration par le haut du droit privé ; droit civil
et droit commercial ne formeront bientôt qu’une seule matière.
Les contrats d’affaires ne sont
qu’une branche spécialisée du droit civil nourri des pratiques commerciales.
Cette
intégration se fait aussi par le droit de la consommation ainsi que par le
droit des professionnels.
Cette
évolution est marquante et les pouvoirs publics en ont pris conscience :
il y a une volonté de réformer les juridictions de 1er degrés en
matière commerciale
Un
discours du président SARKOZY a démontré
la volonté des pouvoirs publics de renforcer les juridictions commerciales pour
en faire des tribunaux du contentieux économique de 1er degré.
Les
évolutions prévues sont au nombre de 8 :
-
La réforme de la carte judiciaire : réduction des
petits tribunaux de commerce
-
La spécialisation des juridictions consulaires
-
La Présence renforcée du Parquet dans les
juridictions commerciales
-
Une formation accrue des juges consulaires
-
Le renforcement des procédures préventives, notamment
en lien avec les difficultés des entreprises
-
L’Assouplissement des conditions d’ouverture de la
procédure de sauvegarde : une loi en
juillet 2005 a mis en place une procédure de sauvegarde
-
la Dépénalisation
du droit des affaires
-
Le transfert de compétences du TGI vers les
tribunaux de commerce pour les transformer en juridiction du contentieux
économique.
Ces
tribunaux de commerce devraient connaître de tous les différents commerciaux et
de tout ce qui concerne les difficultés des entreprises et donc soulager les
TGI.
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