L'erreur sur le droit en droit pénal


C’est une question délicate : peut-on valablement faire valoir d’erreur sur le droit ? dire qu’on s’était trompé, qu’on savait que c’était ça le droit ?principe « nul n’est censé ignorer la loi ».
Danger : cela menace de la force obligatoire de la loi.   
Mais ce principe suppose que la loi soit claireet lisibleet ø toujours le cas :
Ex : construction sans permis de construire = facile mais ex : péniche sur les bords de Seine transformée en maison : besoin d’un permis ou ø ? plus compliqué.
è Dans le domaine de la construction sans permis = compliqué de savoir ce que dit précisément la loi.
Aujourd'hui, l’inflation législative est telle qu’il est totalement impossible de connaitre le nombre précis d’incriminations pénales. Même quand on les connait, il est parfois très difficile de savoir ce qu’elles veulent précisément dire.
Domaine dans lequel très compliqué =>tous le droit pénal technique (droit de l’environnement, santé, urbanisme…) mais aussi d’autres Droit pénaux = régulièrement erreur sur le droit et parfois erreur sur le droit légitime
Finalement le CP entrée en vigueur en 1994 a admis l’erreur sur le droit (≠ sous l’ancien CP : l’erreur sur le droit n’était pas excusée, ø cause d’irresponsabilité pénale).
Désormais, cette erreur est bien reconnue comme cause d’irresponsabilité = article 122-3 du CP : « N'est pas pénalement responsable la personne qui justifie avoir cru, par une erreur sur le droit qu'elle n'était pas en mesure d'éviter, pouvoir légitimement accomplir l'acte. ». L’erreur sur le droit est donc reconnue par le législateur.
Mais l’adage « nul n’est censé ignorer la loi »reste très présent. Finalement, la reconnaissance de l’erreur sur le droit est très limitée. Quand on consulte la jurisprudence, on s’aperçoit que l’erreur sur le droit est très rarement admise.

§1 La notion d’erreur surle droit 



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